J'ai le bonheur fugace, et l'odeur tenace,
vestige capiteux d'une époque peu lointaine.
Tu détrônes les reines, juste le temps que ça passe,
et j'veux pas que ça passe, car ça en vaut mille fois la peine.
Tournons leur le dos, tournons nous les pouces, l'un de l'autre,
si y'a du bruit c'est mon coeur qui tousse;
Las d'entendre le tien sonner toujours occupé,
dépité, je laisse un message, et je rappelle demain.
Mais toujours rester sage, quand on est poli on demande rien,
Mais comment tout obtenir sans rien demander?
On regarde avec les yeux, pas avec les mains,
et on laisse le rêve defiler, parader,
en habits de lumière quand je me morfonds dans l'ombre,
les plus grandes réjouissances comme les jours les plus sombres,
tout ça m'est interdit.
Tout pour lui.
Jamais à l'heure, on me l'a assez dit.
Alors au moindre malaise, j'écluse à l'aise loin de tout église,
Mais si j'ai perdu le foie, au moins je crois dur comme bière en mes doutes.
Ne jamais etre sur de rien, coute que coute.
Ou peut-etre pas... La raison de toute vie, mais j'me r'connais bien là.
A oser un sacrifice que personne n'admirera,
Je sais c'que tu vas m'dire...
A user mes feutres,
avec mes balades de pleutre...
Je sais c'que tu vas m'dire, on avait dit qu'on restait neutres...
Mais j't'aime pas, j't'aime pas, j't'aime pas.