Quand je parcourus des fleuves écarlates,
Je me sentis guidé par tes amoureuses chaleurs :
Des oiseaux criards t’avait prise pour cibles
Il t’avait encloué nus aux mâts des belles fleurs.
J’étais bohème et toi amour ; avec ton corps d’azurage,
Porteuse de tous mes rêves je revois tes lèvres que j’adulais.
Quand les oiseaux criards auront fini leurs tapages
Les fleuves m’auront laissé t’accompagner où je voulais.
Tu entendais le bruit sourd des marées,
Il y aura d’autres marées, plus tristes que les enfants,
Je courus ! Pour y voir encore ton amour amarré
À mes vers amoureux, encore plus triomphants.
Le temple aura béni nos espérances, que nous atteignîmes.
Plus léger que le vent, nu tu dansais sur les flots
Qu’on appelle l’opéra éternel, que nous dépeignîmes,
Et nous étions entraînés dans un amour éclôt !