Frémissent quelques branches de l'arrogant sureau qui à lui seul ombrage les repas d'été.
Chaque feuille obéit sous la pluie, les ombelles fleurissent de sève. Puissent-elles être assez belles aux ailes des papillons de juin.
Au bout de chaque feuille une goutte d'eau scintille merveilleuse, le temps est si gris qu'il faut voir dans ces petites lueurs l'apaisement de toute soif.
La lumière y est verte avec des espoirs blancs de fleurs quand le vent sèche les larmes du grand arbre.
Les chants de plumes bientôt sortiront de ses branches.
Mady Kissine