L’ENFANT
O ma petite enfant, qu’as-tu donc aujourd’hui,
C’est une catastrophe, une longue dispute
L’école, le jouet, ton chat tombé du lit ?
Dis-moi ma petite, un sanglot te perturbe !
Ce matin tu avais les prunelles moroses
Et je vis nettement le tableau d’un futur
Où des fardeaux pesants et des vilaines choses
Ennuieront ton cœur et ton nuage sûr.
J’ignore ce pourquoi le rêve est impossible,
Peu être une prison, une école, un couvent
Gardent l’intime enfant absurde et impassible
Qui reste à s’amuser avec un cerf-volant.
Ah ma petite enfant, le temps, le jour, l’orgueil
On peu être briser ta vertu intérieure,
Car elle ne sait plus où se trouve mon œil
Pour contempler le ciel de la vie antérieure.