Dans cette chambre avide de grand silence Je te regarde, belle dans ton sommeil Tes cheveux ruisselants d’or au premier soleil Emergeant de son cercle de brume qui danse
Tes paupières mauves se lèvent libérant Deux émeraudes claires qui de leurs reflets Me caressent le corps de leurs rayons abstraits Et me rappellent l’Amour toujours frémissant
Tes seins, encor ombragés du noir de la nuit Sortent lentement de leur voile d’Amour Et en se prélassant dans les lueurs du jour Appellent mon regard qui en est ébloui.
Puis tu me souris de tes lèvres enflammées Et de ces appas brûlants tu me dis : Bonjour Un bonjour enfiévré qui demande l’Amour Tu me tends les bras, tout le jour on va s’aimer.
Gérard Bollon
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Poème intéressant. Avec une rythmique variée, ainsi l'arrêt se déplace, le souffle change , la césure chance également. Cependant si vous vouliez faire quelques alexandrins je préviens juste qu'il y a quelques fautes de syllabes ; il me semble deux , ainsi de quelques-unes d'emuet à la césure.