La mer dont les pleurs faisaient mon tangage si doux
Montait vers moi ses fleurs d’amour aux couleurs jaunes
Et je restais, ainsi amoureux à ses genoux...
Presque île, de mes rêves sur les bords de mes querelles
Ou des oiseaux criards aux plumages blonds.
Et je voguais dans mes vers, à travers des liens si frêles
Des noyés du ciel dévalaient du ciel à reculons !
Or moi, rêveur perdu sous tes cheveux si denses,
Jetée là ! Par l’ouragan de tes désirs, amour sans oiseau,
Moi dont les vers sont comme ces voiliers qui se balancent
N’auraient même pas repêché ma carcasse ivre comme un damoiseau
J’avais ce coeur fumant, de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel de mes poèmes si purs
Qui porte, la rime si exquise aux bons poètes,
Des lichens dorés que fait le soleil sur ton corps d’azur ;
Parcourus par ces frémissements électriques,
Amour fou, escorté des corbeaux noirs,
Quand juillets nous enlaçaient d’une étreinte cyclonique
Comme les cieux insondables de tes yeux remplis du désespoir ;