Le coeur déjà serré...Elle sait...D'avance, Elle sait.
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Elle devrait se calmer, empêcher ses mains de trembler, et ses yeux de s'embuer.
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Alors, Elle pense à ces mains qui savent si bien l'enlacer, l'embrasser, l’embraser...Ces mains si fortes,si câlines...parfois coquines...
Non! Ne pas penser, ne pas dire: « sadiques ». Et pourtant...
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Pourtant, encore ce soir, Elle sait.
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Elle l'attend. Le couvert est soigné, Elle lui a préparé son plat préféré...Daignera t'il y goûter? Elle l'espère...
Mais Elle ne peut s'empêcher de compter :Les minutes, les heures, les potes, les verres...
Les mois, les années à ses côtés.
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La première dent de Nicolas, ses premiers pas. C’est sa première année de maternelle. A présent il sait retenir une comptine, et ses premiers dessins sont prometteurs. Son bébé...C'est vrai, il n'a jamais touché à Niki, si il y touchait Elle le tuerait!
Oui!Elle le tuerait...
Elle cherche des excuses à sa lâcheté. Nul ne comprend ce sentiment de honte et de culpabilité qui en elle s'est infiltré.
Pourquoi rester? Nicolas….Et puis aussi...
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La porte s'ouvre.
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Vite! Se dessiner un sourire, poser un doigt sur les lèvres "Chut...Nicolas vient juste de se coucher."
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Mais....Les mots claquent!les insultes ! Les humiliations ! Les reproches ! Puis La gifle.
Et Elle...ne sait que ...pleurer. Ne pense même pas à se défendre.
Et lui, tout à son délire éthylique, alterne mots et coups, corps et maux...
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Enfin, il lui prend la tête entre les mains (de ce geste qui précède leurs baisers) et ...la projette contre le mur !
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Elle est à terre.
Pantin désarticulé.
Recroquevillée dans sa terreur.
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Lui, monte se coucher…. (S’endormir de ce sommeil des justes?)
Sans se retourner.
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(Nicolas referme doucement la porte de sa chambre, étouffe ses larmes sur son bel oreiller blanc, hurle en silence.
Il serre un peu plus fort son doudou contre son cœur, puis de cette « rage-d’impuissance », le projette contre le mur....)