LE CULTE
Curieux de découvrir cette fosse invisible
Où d’éparses vapeurs s’élevaient dans le ciel,
Comme pour décorer un espace essentiel
Abîmé par le fiel d’une force nuisible.
D’où provenait ce flux, tantôt torrentiel
Tantôt inespéré, ô surface risible ?
Car un délice abstrait, mystérieux et paisible
Soulageait l’infection du péril substantiel !
Ce n’était pas un mal, mais un bandeau précieux
Guérissant de sa fleur mes fléaux silencieux,
Un remède mignard, quand la porte est ouverte !
Il est un élixir plus puissant que la chair,
Du miasme l’ennemi perpétuel et cher
Comme une déité disponible et offerte.