HELENE
Paisiblement lointaine à l’ombre confortante
D’oléastres dansant sous les souffles marins,
Et le noble minois, frôlé par quelques brins
Repose prêt des flux d’une lame prenante.
« O Sublime Vaisseau, rien de tel que ton vent
Exploration de mes îles obscures
Libre océan. »
Brume d’émanation, lilas, jasmin, iris
Palpitent mollement ses charmantes paupières,
Tandis que le borée emporte des poussières
Emmaillant un nuage en drôle tamaris.
« Gonfle donc de pays ta mystérieuse voile,
Levons ensemble un transport infini,
O mon étoile. »
Des murmures sereins caressent ses lésions
Guérissant la douleur de sa brûlante larme,
Comme des serviteurs effacent le vacarme.
Pour épanouir le ciel des nouvelles visions.
« Qui donc peut présenter ses généreuses paumes
Tendre souvent ses intimes secrets
Ses vils Fantômes !»
Hélène paraissait isoler de l’ennui
Le songe l’emportait, le corps prêtait sa flamme,
Écoutant la nature exprimer son calame
Elle plongea toute entière en sa vénuste nuit.