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| Poèmes d'Amour : Souvenirs |
Note moyenne : 10/10
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Posted by verslents on 2008/5/10 12:12:11 (129 reads) News by the same author |
Vingt années ont passé, je me souviens de tout . Nos longues promenades, les nuits chaudes et la lune Nos mains jointes par l’amour à genoux sur la dune Fidèles tous les deux à l’étrange rendez vous Dicté par le destin et nos cœurs à la fois Et la foi de nos cœurs; Quel bien être absolu Prodigué par nos corps, si aimants, résolus A blottir nos ivresses et les vagues d’émoi, Et la mer agitée scandant jalousement Nos somptueux ébats ; nulle passion n’égala En ce lieu, cet endroit, ces délicieux moments
Je conserve aujourd’hui au fonds de la mémoire Un souvenir ému, pour tous ces instants morts Ma langue parcourant les formes de son corps Aiguisait le désir et me donnait à croire Que le temps suspendu éternisait l’amour.
J’aurais tant voulu croire en ces instants magiques Qu’on peut apprivoiser cette sorte de colombe Que ma passion surgie sur la côte atlantique Avait de l’avenir et la puissance d’une bombe.
Cet amour improbable aiguisé par les sens Eclate dans nos cœurs et emprisonne nos rêves Il écrit le roman du reste de nos vies Il est omniprésent et ne connaît de trêve Qu’au réveil douloureux d’une très longue nuit
Quant on découvre enfin le nombre de ses amants Quant on ouvre les yeux sur un passé navrant
J’aurais tant aimé croire, et j’y ai cru un peu ! Et j’ai beaucoup souffert, et beaucoup fait souffrir
Mais la nature humaine se complaît au martyr Qui inspire les poètes, ces semeurs de ciel bleu, Artistes peu crédibles, passéistes béats, Adorateurs de femmes et consentantes victimes, Pour attirer la muse jusque dans leurs ébats.
C’est de l’histoire ancienne, des souvenirs intimes Et pourtant si présents, si pesants si vivants ;
Les chagrins, les regrets confus et ressassés Nous forgent des manteaux protecteurs, convaincants, Et nous échafaudons avec notre passé Nos sensibilités pour affronter la vie ;
Et toutes nos défaites sont comme les épines Avant la floraison, elles freinent nos envies, Et protègent nos âmes des passi-ons chagrines.
Et puis un jour alors qu’on ne l’attendait plus On a vu une paire d’yeux qui scrutaient au tréfonds De notre cabinet où naît la réflexion ; Puis insidieusement cet amour improbable S’invite à nos ébats, la passion s’insinue Tout le long de ces heures, banales, incomparables Authentiques et charmantes, et puis les années passent, La tendresse remplace ce que l’amour a mis, Une complicité si belle et si tenace Qu’elle franchit les crises qui jalonnent la vie.
Mais il faut le construire patiemment résolu Une pierre après l’autre l’admirable édifice Ce culminant amour qui ignore l’artifice
Et comme des Sysiphes, recommencer toujours Ramener le pavé échappé de la tour Et lui redonner formes; préciser les contours Retravaillant les angles avec grâce et amour.
C’est un labeur ardu, mais il faut s’y résoudre Et c'est du vrai bonheur que la belle constance A construire ce temple ; c’est loin des coups de foudre Une quête absolue qui bannit les souffrances Les écorchures de l’âme ; et ces banalités Austères et convenues reflètent en vérité Une histoire peu banale, et un espoir immense.Verslents |
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| verslents |
Posted: 2008/5/10 12:55 Updated: 2008/5/10 12:55 |
 Joined: 2008/5/4 From: Posts: 133 |
 Re: Souvenirs Juste pour restituer ma mise en forme
Vingt années ont passé, je me souviens de tout . Nos longues promenades, les nuits chaudes et la lune Nos mains jointes par l’amour à genoux sur la dune Fidèles tous les deux à l’étrange rendez vous Dicté par le destin et nos cœurs à la fois Et la foi de nos cœurs; Quel bien être absolu Prodigué par nos corps, si aimants, résolus A blottir nos ivresses et les vagues d’émoi, Et la mer agitée scandant jalousement Nos somptueux ébats ; nulle passion n’égala En ce lieu, cet endroit, ces délicieux moments
Je conserve aujourd’hui au fonds de la mémoire Un souvenir ému, pour tous ces instants morts Ma langue parcourant les formes de son corps Aiguisait le désir et me donnait à croire Que le temps suspendu éternisait l’amour.
J’aurais tant voulu croire en ces instants magiques Qu’on peut apprivoiser cette sorte de colombe Que ma passion surgie sur la côte atlantique Avait de l’avenir et la puissance d’une bombe.
Cet amour improbable aiguisé par les sens Eclate dans nos cœurs et emprisonne nos rêves Il écrit le roman du reste de nos vies Il est omniprésent et ne connaît de trêve Qu’au réveil douloureux d’une très longue nuit
Quant on découvre enfin le nombre de ses amants Quant on ouvre les yeux sur un passé navrant
J’aurais tant aimé croire, et j’y ai cru un peu ! Et j’ai beaucoup souffert, et beaucoup fait souffrir
Mais la nature humaine se complaît au martyr Qui inspire les poètes, ces semeurs de ciel bleu, Artistes peu crédibles, passéistes béats, Adorateurs de femmes et consentantes victimes, Pour attirer la muse jusque dans leurs ébats.
C’est de l’histoire ancienne, des souvenirs intimes Et pourtant si présents, si pesants si vivants ;
Les chagrins, les regrets confus et ressassés Nous forgent des manteaux protecteurs, convaincants, Et nous échafaudons avec notre passé Nos sensibilités pour affronter la vie ;
Et toutes nos défaites sont comme les épines Avant la floraison, elles freinent nos envies, Et protègent nos âmes des passi-ons chagrines.
Et puis un jour alors qu’on ne l’attendait plus On a vu une paire d’yeux qui scrutaient au tréfonds De notre cabinet où naît la réflexion ; Puis insidieusement cet amour improbable S’invite à nos ébats, la passion s’insinue Tout le long de ces heures, banales, incomparables Authentiques et charmantes, et puis les années passent, La tendresse remplace ce que l’amour a mis, Une complicité si belle et si tenace Qu’elle franchit les crises qui jalonnent la vie.
Mais il faut le construire patiemment résolu Une pierre après l’autre l’admirable édifice Ce culminant amour qui ignore l’artifice
Et comme des Sysiphes, recommencer toujours Ramener le pavé échappé de la tour Et lui redonner formes; préciser les contours Retravaillant les angles avec grâce et amour.
C’est un labeur ardu, mais il faut s’y résoudre Et c'est du vrai bonheur que la belle constance A construire ce temple ; c’est loin des coups de foudre Une quête absolue qui bannit les souffrances Les écorchures de l’âme ; et ces banalités Austères et convenues reflètent en vérité Une histoire peu banale, et un espoir immense.
Verslents
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| Sahel |
Posted: 2008/5/10 17:29 Updated: 2008/5/10 17:29 |
Webmestre   Joined: 2006/6/20 From: Rhone. Posts: 1915 |
 Re: Souvenirs Note :  (10/10) Coup de coeur pour ces souvenirs échos de tant de Poésie. "Quant on découvre enfin le nombre de ses amants Quant on ouvre les yeux sur un passé navrant" Ne serait-ce pas plutôt "quand" , ou je n'ai pas bien saisi les vers ... Arf mais c'est juste histoire de râler un peu et de trouver à tout prix une faiblesse (en plus de celle de la mise en page  ) ... sublime admiration de tout l'ensemble de ce texte. 
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| verslents |
Posted: 2008/5/10 18:20 Updated: 2008/5/10 18:20 |
 Joined: 2008/5/4 From: Posts: 133 |
 Re: Souvenirs Oui chère Sahel c'est bien quanD et non quant ...quanT à savoir si j'ai compris pour la mise en page...ben la réponse est NON...ùais dans un sens tant mieux puisqu'ainsi tu viens à mon secours. Verslents
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