Le froid piquant ce matin la ne m’avait pas touché,
Autour de moi comme une aura de glace,
Une armure invisible de l’esprit et du cœur.
J’avais roulé comme jamais vers ma colère.
On m’avait dit regardez et j’avais regarder la mort,
En face, droit dans les yeux je lui avais dit
Mon indifférence, murmuré au creux de son oreille,
Que personne ne lui ferait plus aucun mal,
Que là où il était on le veillerait pour l’éternité,
Que ma force par delà l’horizon des réalités,
Viendrait brûler l’enfer de ma colère sans fin.
On m’avait dit qu’il ne fallait rien faire,
Que la justice seule avait le droit.
Je m’étais dressé devant ces hommes en armes,
Protégeant ton bourreau, je leur avais dit,
Que la vie de mille hommes ne vaut celle d’un ange,
Tu étais un ange, mon ange et je t’ai perdu,
Ils se tenaient devant moi protégeant le démon,
J’avais prévenu, j’avais tracé au sol la limite,
Celle la même qu’ils venaient de franchir.
Les portes de l’enfer maintenant s’ouvraient pour moi,
Mon épée à mes cotés, j’égorgeais ce cerbère,
Qui se jetait sur moi en bête féroce, mais il ne tint pas,
Il s’écroula au sol ces deux têtes tranchées,
Comme une vermines elles repoussaient,
Alors j’hurlais dans son essence même la fureur,
La brûlure infinie qui le consumait sans qu’il comprenne.
J’avais franchi les portes, et avançais sans crainte,
Sur les braises incendiaires qui se gelaient maintenant,
Je retrouvais les ombres qui venaient sur la terre,
Et les détruisais les unes après les autres sans remord,
Alors me voici enfin devant le maître,
Il gloussa et hurla en tempêtes de rage,
Il se tut enfin quand je brandis ses membres,
Arrachés un à un de ma colère sans nom.
Il gémit d’un grand râle se croyant immortel.
L’enfer était gelé et les pierres brûlantes!
Des morceaux de cristal que j’écrasais du pied.
Je m’élevais alors rencontrant cet esprit,
Que je terrassais sans remord la encore.
J’avais grandi et désormais je voyais,
Par delà l’horizon de l’éternité chaque homme,
Chaque cœur et chaque âme perdue,
Errante dans le néant désormais sans but,
Sans amour ni beauté, je voyais ces bourreaux,
Que je pouvais tuer, lacérer, éventrer,
Et voir pourrir au soleil leur reste de charogne.
LSDL LeSabreDeLange