LA PASSION DEMONIAQUE
Comme un brasier spectral carbonise la chair,
Un de ces malins feux n’usant rien de ses flammes,
Mais puise la chaleur dans la larme des femmes
Réchauffant ses brandons à leur triste désert.
Et ce monstre ventru mange les mièvres crânes,
Ils sont bien savoureux, plus mous que les mutins
Ce sont de beaux appas ; lassés par les matins
Préférant leurs façons que découvrir leurs mânes.
Comme un souffle glacial ne conforte jamais,
Cette lourde illusion crache sur tous les rêves
Ses terribles dessins ne seront pas des trêves
Mais des fourbes opiums placés dans les fins mets.
Sa doctrine infâme est l’objet des discours,
De nombreux partisans participent sans râle
A ce noir échafaud. Cette liberté pâle
Modèle sa terreur au stade de secours