La vie me tendait les bras,
Moi je souriais bêtement,
Comme si je n'en avais rien à faire,
La vie me souriait,
Et moi, je suis parti en courant.
J'ai tout laissé derrière moi.
Aux autres, j'ai tout laissé.
Faire l'amour, aimer, être aimé,
Je n'ai rien connu de tout cela,.
Ennui, refuge, calvaire,
Ca j'ai bien connu.
Pourquoi laisser derrière nous
Le temps? Ce temps qui passe, qui passe et qui repasse.
Pourquoi s'ennivrer de la joie des autres?
Pourquoi laisser passer le train?
Pourquoi ne pas démarrer enfin?
Je veux tout voir, tout explorer,
Mais les moyens font défaut.
Mais finalement, qu'est-ce qui nous empêche?
Qu'est-ce qui nous empêche d'être heureux?
Ne sommes nous pas nos propres geoliers?
Au point de se laisser infliger une punition.
Une punition insensée, irraisonnée,
Qui nous emprisonne jour et nuit dans un calvaire.
Un calvaire où l'impuissance est reine,
Et l'espoir lointain.