Désengagé de toute emprise, je laisse voguer
Mes pensées vers des mers agités, baignées de reflets fous.
Je ne contrôle que mon souffle impatient et saccadé
J'entends l'écho des voix s'échouer contre mon âme.
Je me prend à désirer la fuite
Celle des bandits, celle des légendes les plus profondes, celle où le mythe se vit...
J'ai le mystère à fleur de peau,
Un parfum frai d'inachevé, d'éternel recommencement et ses naissances incertaines.
Un soir sec, et dont le ciel se teinte doucement de couleurs incendiaires.
Un faible vent agite des bosquets,
La ville se grise de néons criards.
La nuit, le temps dort comme les hommes
D'un sommeil amnésique qui prépare à la mort.
L'abandon du corps a ses fantasmes les plus profonds
Un voyage incertain, flou et périlleux...
MON ÄME jailli sur le papier.
Traversé par de soudaines pulsions aussi brèves que soudaines, comme un courant électrique guidé par le vent.
J'apprends le langage de l'instinct..