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aude a publié ce texte le 22/04/2008 à 02:05:46 |
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Eh ! hé bhé , il y a de la proclamation dans l'air ! Après tentative de définition en voici "les états généraux" proclamés ! Et ben avec tous ces auteurs si savants , me voilà rassuré! :-D . Mais si on me le permet, je vous laisse les définitions pour me contenter moi, juste de l'inspiration. Je suis incorrigible je le sais, car je ne me racrocherai qu'à ces quelques vers qui ont toujours dictés ma plume : [quote] "Il ne suffit pas d'être Le plus grand des poètes Pour dire sans rancoeur Ce qu'on a sur le coeur." cf: "Au lecteur" de RP L. Plumes en herbes Edition Azalée 1991 [/quote] ;-) Ice |
| Anonyme | |
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Bonjour, Une demarche plutôt prétentieuse comme toutes les tentatives de théorisation d'ailleurs.Trois états, c'est bien peu au regard de la palette de perceptions du lecteur, comme de l'auteur d'ailleurs. Un fond discutable donc mais un texte sérieux qui respecte le lecteur par son travail et ses effets. Un dernier tercet des plus intéressants sur les perspectives "humaines" qu'il laissent entrevoir dans cette analyse... Bien à toi. --------------------------------------------------------- AlteregO "Hélas! les vices de l'homme, si pleins d'horreur qu'on les suppose, contiennent la preuve de son goût de l'infini." Charles Baudelaire.
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@Anononyme 25/04/2008 à 16:45:10
"Le poète est la génèse d'un être qui projette et d'un être qui retient. A l'amant, il emprunte le vide;à la bien-aimée, la lumière." René Char --------------------------------------------------------- *******************************************************
La poésie étreint le langage oublié, la langue originelle, universelle, éternelle pourtant inscrite dans les gènes de tous, le mot d’Amour. |
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Bonsoir aude, Belle perception de ces trois états de la poésie pour ne pas dire de l'évolution du poète,"nombriliste",à ses débuts,"altériste"après Puis enrichi par les expériences de la vie,par celle des autres,il se détache de son moi pour s'ouvrir l'Autre,sur l'universel.Mais c'est un point de vue qui reste,toutefois discutable. Amitiés. :j: [Commentaire modifié par chaymae le 26/04/2008 à 21:24:01] |
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bien sur, tout est discutable, surtout les metamorphoses d'Eros... --------------------------------------------------------- *******************************************************
La poésie étreint le langage oublié, la langue originelle, universelle, éternelle pourtant inscrite dans les gènes de tous, le mot d’Amour. |
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Si des grands poètes comme Victor Hugo et tant d'autres maîtrisent à merveille cet art du "sans je" sans pouvoir toutefois s'en passer, imaginez un poème d'amour ou un poème engagé sans utiliser le "Je". Songez à "... Rêve familier" de Verlaine, amputé du "Je" et de ce qui se rapporte à la première personne du singulier. Cela donnerait ceci : "...fais souvent ce rêve étrange et pénétrant D'une femme inconnue, et que...aime, et qui...aime".Ce serait n'importe quoi, comme ces gamins qui ne maîtrisent pas le "je" (mais...ne ...pas Lacan). Bref, ce serait marrant de trouver d'autres exemples, mais...plus le temps de ...attarder, pour aujourd'hui. ...reviendrai pour contrer l'insensé. |
| Anonyme | |
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@Anononyme 07/05/2008 à 03:48:25
formidable Fanfan peut-etre que certains peuvent se le permettre, mais ca n'est en general pas "mon cas" il est aussi probable que nous n'admirions pas les meme poetes...ici c'est plutot Dickinson, Juarroz, Char, Rumi... [b]intactiles[/b] là lovés dans ce mot les yeux en étoile les sens en fanfare suspendus immobiles perdus découverts intactiles offerts subjugués en dehors de tout de l'intériorité univers d’un seul mot [i]Mai 2007[/i] [Commentaire modifié par aude le 07/05/2008 à 03:50:00] --------------------------------------------------------- *******************************************************
La poésie étreint le langage oublié, la langue originelle, universelle, éternelle pourtant inscrite dans les gènes de tous, le mot d’Amour. |
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juste pour le fun voici une "désappropriation" de: [b]rêve familier[/b] Faire ce rêve étrange et pénétrant D'une femme inconnue, aimée, et aimante Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même Ni tout à fait une autre, et aime et comprend. Car elle comprend, et le coeur, transparent Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème Pour elle seule, et les moiteurs de front blême, Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant. Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Nul ne sait. Son nom ? Le souvenir qu'il est doux et sonore Comme ceux des aimés que la Vie exila. Son regard est pareil au regard des statues, Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a L'inflexion des voix chères qui se sont tues. [i]d'après Paul Verlaine[/i] Ce rêve après tout n'appartient-il pas à chaque homme? --------------------------------------------------------- *******************************************************
La poésie étreint le langage oublié, la langue originelle, universelle, éternelle pourtant inscrite dans les gènes de tous, le mot d’Amour. |
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Le poème de Verlaine n'est pas le bon exemple : ce serait massacrer ce qu'il a voulu transmettre. Ceci est, à mon sens, valable pour tous les auteurs qui utilisent ce pronom personnel et les adjectifs possessifs se rapportant à la première personne du singulier. Mais, bon... C'est une idée comme une autre : il suffit de ne plus avoir le "je" en bandoulière. Je pense à Michel Leb qui a réinventé la ponctuation. Comme quoi, "tout est possible". [Commentaire modifié par le 07/05/2008 à 21:01:25] |
| Anonyme | |
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@Anononyme 07/05/2008 à 21:39:58
le poète ne "veut" rien transmettre...s'il s'approprie parfois ce qui lui vient, ne serait-ce pas plutot, comme le suggère le poème d'origine, du à sa "maturité"? [b]Mon rêve familier[/b] semble appartenir au Premier Etat, qu'en penses-tu Fanfan? [Commentaire modifié par aude le 07/05/2008 à 21:39:59] --------------------------------------------------------- *******************************************************
La poésie étreint le langage oublié, la langue originelle, universelle, éternelle pourtant inscrite dans les gènes de tous, le mot d’Amour. |
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sur l'effleurement en chœur de nos corps intenses les notes douces en partition accordée du fin coryphée des proches envies d'amour composent l'essence de nos extraits unis symphonies intimistes aux cordes sensibles où par les souffles aux vents des voix de passion À nos chairs jointes d’aucun rythme sans refrains battent le tempo de notre union entonnée par râles chuchotés de nos soupirs en fugue dynamique orale des nuances mélodieuses des hauteurs aperçues des percus de nos pouls lancent le fil de nos crescendos en flagrance sous l'alcôve semée de créations mouvantes nos âmes sonatent détachant nos silences pincées étendues au crochet de l'ère ambiante où l'orchestre nous crées éparpillant nos sens ....................vie ta vie....................................avec la vie........ ..............hasards de nos veines...................plus fort sans chaines .... ...........nos pouls battent.viens par là...là chantons.l'infini est une baie... .........par amour où passion............près............nous nous succombons.. .......sur tous les sommets................de................tous les coins du monde.. ......plissant parmi l'onde...................T..................longent parmi nos hivers. .....vie regard de colombe..................o.................vols de flocons angulaire. .......perçe les hécatombes................I..................un message à ta patte. .......traverse nos invisibles................................nos contrées délicates.... .............fleurs imperceptibles..........................peaux en sens crient... ................ô cheveux d'anges........................rêves hauts si longs.... .......................qu'au rang libre...................savourons la vie.... ...............................annule l'ère..............aires majeurs.... .......................................alliance.......visions....... .............................................doc....trine .................................................de ..................................................s ..................................................u ..................................................l ..................................................p |
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Bonsoir, Il serait trop simpliste de résumer des états en trois mots. Surtout donc, les arguments ne sont pas valables. Hugo Paul Thielm dans le traité de son histoire sur le vers français développe quelques pages à cette question(mais elle ne sera pas résolue). Il y a de nombreux ouvrages consacrés à cette question. Mais de là à partir de vulgarisation , de blessures mentales...C'est un peu déplacé ,brut, trop superficiel. C'est vrai il y a eu certain cas, excellant parfois dans l'état mental puissant,mais point dans ces angles. Mais dire qu'elle se décline en trois groupes, c'est une farandole muette. Au sens même de la poésie , ici cela est bas, pas assez réfléchi. Il ne faut se contenter d'affirmation aussi faible soit-elle, une question aussi large prend plus que quelques vers irréguliers. Laissez donc la médiocrité au rayon de la manipulation et du conditionnement. La poésie ne peut guère être salie d'autant de réduction .Ce n'est pas un sujet à prendre à la légère surtout quand l'on croit qu'un "JE" est un rapport psychiquement irrité... Attention aux termes ! [Commentaire modifié par Skanne le 12/05/2008 à 04:28:35] |
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Skanne, c'est le privilege du poete que de definir la poesie, et quoi de plus synthetique que la poesie pour se definir? Ce poeme est une reflexion sur ce qui differencie la poesie universelle comme celle de Rumi, pour ne citer qu'un seul exemple, qui traverse ages et langues depuis des siecles avec la poesie "culturelle" comme celle d'Hugo, aussi pour ne citer qu'un exemple, dont on ne trouvera pas de traduction sur les etageres de bibliotheques etrangeres generalistes ou dans les grandes chaines de distribution de livres... Mais encore faut-il savoir lire la poesie comme l'exprime si bien Juarroz: "La lecture véritable surpasse le texte qui est lu, brise ses marges, va plus loin. Le texte est un support presque miraculeux pour que la lecture instaure un monde nouveau." --------------------------------------------------------- *******************************************************
La poésie étreint le langage oublié, la langue originelle, universelle, éternelle pourtant inscrite dans les gènes de tous, le mot d’Amour. |
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Je ne suis pas rancunière. La critique a du bon lorsqu'on reconnaît ses erreurs. Encore faut-il savoir lesquelles. C'est sur ce point que cela "a pêché". Un grand merci au sage et éclairé Etsocelt. Il a l'art de corriger, de suggérer, de critiquer sans agacer. Je prendrai exemple, m^me si je n'ai plus vingt ans depuis longtemps. PS. 01 point n'honore pas celui ou celle qui le donne. Tout effort mérite reconnaissance s'il ne tombe pas dans l'incongru. Je rectifie cela comme je peux, non par démagogie, mais tu as lancé un débat intéressant et tu m'as surtout obligée à bosser. [Commentaire modifié par le 12/05/2008 à 22:04:42] |
| Anonyme | |
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cher skanne il serait trop simpliste de résumer ce texte aux trois mots que tu as pu lire.Surtout donc,?,tes arguments sont énervements d'une des étapes précitées précipitées dans ce que tu dénonces toi-même,superficialité tu es limite border-line au bord d'une larme ! à la rigueur quand je lis tes textes remplis d'enfer etc... je me demande dans quel état tu es...peut-être celui du je dans un rapport psychiquement irrité... |
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@Anononyme 17/05/2008 à 18:17:40
la poesie est vie etre est aimer et l'amour a ete tres subtilement decrit par les grecs ceci est un texte sur les metamorphoses d'Eros et leur rapport avec ce qui constitue un texte "universel" on peut les ignorer et les contester ou les vivre mais ce n'est pas par hasard que ce texte est dans la rubrique Poemes engages --------------------------------------------------------- *******************************************************
La poésie étreint le langage oublié, la langue originelle, universelle, éternelle pourtant inscrite dans les gènes de tous, le mot d’Amour. |
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La poésie est en trois etats declinée Et pour les etapes transcender Il suffit d'apprendre à aimer. Il suffit ! Comme si c'était facile . La poésie comme l'amour, c'est si compliqué et c'est bien ca le problème. --------------------------------------------------------- Connaître les autres, c'est sagesse. Se connaître soi-même, c'est sagesse supérieure.
[ Lao-Tseu ] |