(Une amie vient a perdu hier son mari. J'en étais tellement affectée que j'ai écrit ce poème.)
Adieu
Dame Noire de sa faux implacable
A emporté, ce main, Aziz, l'affable.
Après avoir préparé, en amoureux
Le petit déj, sous le regard langoureux
De Nezha, son amour de toujours
Il rend l'âme en douceur. Air lourd
Ciel noir. Trop bas. Silence écrasant.
Tout s'effondre. Temps, passé, présent,
Rien qu'un brouillard épais qui suffoque
Gorge obturée. Cœur bleu. En loques
Sens désorientés. Ame déchirée.
Secours impossible. Fatal, l'arrêt!
Se débat malheur qui s'abat, délie
Cruellement les deux cœurs unis.
Foudre. Séisme. Amis, proches, désemparés,
Accourent pour un au revoir dernier.
Se drape du linceul de la douleur
La jeune veuve abattue, tout en pleurs.
Moment fatidique appréhendé
Quand la dépouille viendra de quitter,
A jamais son abri éphémère,
Conduite à sa demeure dernière.
Temps suspendu. "Nous sommes à Dieu
Et à Lui nous retournons". Adieu!
Le 19/4/2008