Aux arcanes du silence j’irais forger mes mots,
Dans les murmures à jamais j’irais plonger mon cœur,
Et si par le malheur il me fallait a mes amis écrire,
Ou sur les blanches feuilles porter la noirceur de ma vie,
Je n’écrirais plus sans penser à ce bruit que font les mots,
Lorsqu’ils s’évaporent et finissent par mourir,
Dans les souffles barbares de ceux qui nous les volent,
La valeur des mots ne pèse pas beaucoup contre une caresse.
Le salaire d’un poète, le salaire d’un ami, se compte en larme,
Et non pas en sourire, quand les murmures se parent,
D’une grande indifférence dans les sanctuaires du verbe.
Alors je m’endors quand vient cette nuit porteuse de tristesse,
Au cœur assombri de ces journées de liesse, dans la lumière.
Et me voila parti oubliant mon serment d’écrire chaque jour,
Un peu plus de ces lignes qui désormais mourantes,
Se feront moins nombreuses.
Les cœurs assassinés,
Sont des amis,
Qu’on tuent.
Disparus,
A jamais,
Oublié.
LSDL LeSabreDeLange