(érotisme très soft)
JEU SANS PAROLES
Ô jeune fille inconnue, fausse ingénue,
Visage tout en douceur-retenue
À l'instar de ton buste blanc-vêtu,
Tandis qu'en fer de lance
Tu arborais nolens volens
L'arrogance de ta beauté,
Je l'avoue, tu m'as troublé
Quand, pressés dans le métro,
Mon sac au sol, à la main ballante sa bandoulière,
Tu venais sciemment, comme bousculée,
L'air de rien, tout sauf fière,
Contre mon revers de main -Oh ! -
Aux cahots ou arrêts -bousculades
Presser doucement l'aire du bois sacré,
Déclenchant en mon corps le galop de l'aubade.
Ce trouble, je sais, était au moins un peu partagé.
Est-ce bien, Mutine, d'ainsi provoquer les plus vieux ?
Tu dois à présent bien t'en amuser.
Moi, un instant, d'Éros j'ai suivi les dieux
En feu, mon sang,
Toi comme moi jouions l'Innocent.
(À françois d'alayrac, au nom de l'estime que j'ai pour ses textes)