Le regard sur les mains d'or du Soleil,
J'ouvre, ébloui, l'œil blanc du voyant,
Tel un enfant innocent dans l'Eveil,
De l'art d'une fleur dansante, seulement.
Les vagues rejettent le châtiment,
Animés par la tempête d'un soir,
Où l'Esprit venu pour mon noir tourment,
A brisé, le bruit, et son beau miroir.
J’apprends ! Je sens le gout diaprés des fleurs,
La joie de m'évanouir sous l'essence,
D'une brise au milles voiles de couleurs,
Sous l'envol du Cygne qui s'élance.
Il survole mes flots rouges de vie,
Vivifiant ; sous les os misérable,
D'un infirme muet qui a survie,
Seul ; sur les marches de son cartable.
J'aime ! Face à l'odeur de mon bonheur,
Les grands soirs d'été où, savoureuses,
Elles dansent, telles des lumières sœur,
Projetées sur les planches, heureuses.
Dans les mains d'artiste de culture,
Où la Gnose rêverie peut qu'aimer,
L'idée de cesser, sous le murmure,
D'un amour d'or, aux lèvres enlacées.
Je vie ! La roue éternelle, de retour,
A pris, silencieuse, le sens du temps,
Et m'a offert la chance d'un détour,
Pour ressentir la pluie de fleurs amants.
Sous les pétales en roses, la beauté,
Au vent, a guidé ses cheveux sur moi,
Trait lumineux à l'éclat mérité,
Couchés sur le sable chaud des émois.
La rive bleutée au crépuscule,
Mélange infini aux couleurs pures,
Aux frissons d'étoiles minuscules,
Où, chef d'orchestre, la lune arcure.
Le regard perdu sur l'azur de nuit,
Je ferme, endormis, l'œil du mourant,
Tel un vieillard abdiquant sous l'ennui,
L'art de vivre, d'aimer infiniment.
Osiris