Le jeune homme amoureux
Il était là debout à regarder dehors,ses yeux ne voyant plus un paysage blanc se dessiner devant lui, il neigeait, le silence de cet instant envahissait tout, sauf sa tête qui bourdonner de bruit. Il était là debout et ne voyait plus rien. Il pensa à elle et son cœur se serra, il voulait être à elle, mais ne pouvait l’atteindre, de toutes ses forces il voulait la sentir prés de lui ;de son odeur il avait faim, comme un petit chiot cherchant sa mère ; pouvoir la voir ,entendre sa voix et ses paroles , qui savait si bien le comprendre, lui qui se sentait si souvent différent des autres. De nouveau il sentit cette douleur si tangible qui lui prenait les tripes qui lui brisaient le cœur, cette souffrance dans son corps était indescriptible, au-delà du supportable, au de là de l’indicible,et les moindres de ses gestes pesaient surtout son être.
Il essayait en vain,de ne pas se laisser envahir par tout ce désarroi, mais ne plus penser à elle l’aurait rendu fou. Elle était inaccessible, il savait que comme « Sur la route de Madison » elle ne partirait pas, c’était une femme mère,elle ne se pardonnerait pas de faire souffrir les siens. Il savait tout cela depuis le début, il le savait si bien, il ne se souvenait plus comment il en était tombé amoureux, mais ce qu’il savait c’est qu’il avait mal.
Il se remémora l’instant d’après … sa déclaration… se silence,… se silence sans nom, elle chercha ses mots,et elle le lui avait dit, si gentiment, si subtilement qu’il en eût encore les larmes aux yeux de désespoir, « Ma vie a déjà commençait, toi tu es à la fleur de l’âge,la vie est faite pour toi, croque là à pleine dent, va fonce et vie, rigole et soi fou, va découvrir le monde, cherche ta dulcinée, peut être est elle cachée dans le coin d’une forêt, sous les rochers d’un lac, dans la force des vagues, mais elle n’est pas en moi, ton amour me flatte ,il embellit ma vie ,mais elle est belle ma vie, elle est remplie d’amour, je t’en ai donné, non pas comme une amante, mais comme une mère aimante,prend le comme il vient et n’en exige pas plus , et même si c’est très dur à entendre, tu apprendras plus tard que les douleurs font grandir, tu resteras dans mon cœur ce petit être craintif que j’ai vue s’épanouir en un très beau jeune homme »
Il se remémora ces paroles pour en accepter chaque syllabe et chaque mot et enfin chaque phrase, il devait ,il le savait, combattre sa douleur en faire une douce amie . Il s’assit sur le lit, les mains sur son visage, il revit son visage son sourire la lumière de ces yeux,il sentit tout à coup la tension retenue depuis ces derniers jours, retomber, et …un torrent de rivière vient inonder ses yeux, il était là, pleurant,à grosse larmes,comme cet enfant qu’il fut pleurant sa mère défunte, celle qui l’avait si vite laisser seul à la vie, il pleurât son chagrin..… si longtemps contenu.