Il avait attendu durant quelques années,
Regardé les journaux et toujours enquêté,
Les nuits sont toujours longues et courtes,
Quand les songes vous mènent à explorer.
Dans les misères des hommes attristés,
On trouve toujours les jugements derniers,
Il avait attendu durant plusieurs années,
Que le crime s’efface de toutes ses pensées,
Et puis un jour malin le drame a resurgi,
De son cœur malade il est venu, maudit,
Retirer encore quelques années de vie,
Assassin, criminel, aux portes de la nuit.
Il avait attendu durant tout un été,
Qu’on trouve la bête pour la faire payer,
On ne l'a pas trouvé et l’on a oublié,
Mais l’âme d’un père toujours trop bien marquée,
Pour ne jamais connaître le repos mérité,
Alors il a cherché et puis il l’a trouvé,
Il avait attendu encore quelques journées,
Et l’on avait marqué sur un cadran doré,
Les minutes à vivre pour la bête débusquée,
Il avait enfin mis le doigt sur tous les faits,
Qu’il croyait impossible un jour de regrouper,
Et puis le voilà maintenant enfin prêt.
Il avait attendu encore quelques minutes,
Et il était entré sans bruit ni tumulte,
Dans la maison où le monstre dormait,
Et puis l’a réveillé a lutté et gagné,
Et dans l’alcôve sombre d’une cave enterrée,
A torturé le fauve et puis l’a étranglé,
Le temps était venu de finir la corvée,
Lentement la vie d’homme la bête avait quittée,
Dans ses yeux pleins de larmes et de folie mêlée,
Il avait ressenti la souffrance et la paix,
Et puis l’homme enfin s’en était retourné,
La police et l’état cherchaient à le trouver,
Il s’en était allé après le temps des larmes,
Dans un pays lointain profiter de son drame,
Avoir tout perdu et tout recommencer,
Enfin de son âme, ses chaînes libérées,
Reprenant la photo de sa fille bien aimée,
Il sourit sur la piste une larme perlait.
La justice des hommes est toujours imparfaite,
Mais le cœur des humains est sur ces entrefaîtes,
Un peu moins inhumain que l’abandon des charges,
Que les fautes de preuves lorsque brûle la rage,
La justice des hommes est une affaire sacrée,
Entre un Dieu et un homme qui peut interférer ?
La conscience a ses doutes et elle a sa fierté,
Il est libre aujourd’hui de vivre le cœur en paix,
La bête est enfin morte et sera remplacée,
Mais un autre peut être comme lui redressé,
Se jettera dans l’arène pour enfin le tuer,
Mais c’est une autre histoire qu’il me faudra conter.
LSDL LeSabreDeLange