Je bois comme un trou noir.
J'ingurgite du bonheur par sombres gorgées.
Je bois comme un trou de mémoire,
j'oublie tout chaque lendemain,
j'ai des flash-back à l'attaque.
Je bois comme un trou normand,
entre deux plats,
entre deux « mais ».
J'invente la vie que j'aurais voulu vivre
et Celle que j'aurais voulu être.
Je repeins le monde,
avant que ses erreurs ne fasse couler l'encre indélébile,
je lui en donne de la sympathique.
Je creuse mon trou.