Le soleil brille. Les oiseaux chantent. Un saule pleureur caressé par un léger vent parfumé danse au milieu d’une prairie. Des fleurs, rouge, bleu, jaune et même orange émergent des hautes herbes pour s’enivrer du soleil. Un chemin pavé traverse cette prairie enchantée en prenant soin de contourner le saule pleureur.
Une Femme ; un homme.
Parmi cette merveille signée mère nature, de petites gouttelettes d’eau, déposées par la rosée reflètent au soleil des couleurs cristallines. Près du chemin, un papillon multicolore tète le doux nectar d’une fleur scintillante.
L’homme poursuit la femme en courant, un léger sourire aux lèvres.
On entend le son lointain d’un charmant oiseau chantant son immaculée hymne à la joie. De petites fourmis s’affèrent pour ériger un dôme au pied du saule pleureur, grâce à quelques pétales de roses rouge-ardente et de brindilles sèches.
La Femme tombe dans l’herbe verdoyante et fraîche du matin. Des petites gouttelettes d’eau se déposent sur sa peau fragile.
Deux corbeaux s’envolent précipitamment.
L’homme se jette sur la Femme.
Plus de sons.
Un cri.
Une lame.
Une larme.
Une âme.