Cette porte qui claque
Un matin démoniaque
Derrière, un uniforme
Le diable qui prend forme
Et ce monde bascule
L'innocent capitule
Son corps dans sa coquille
A demi-nu vascille
Et ses frêles seize ans
Abandon du présent
Ecrasé par la peur
Il va vivre l'horreur
Les menottes aux poignées
Comme un loup égaré
Fugitive beauté
Ton père à tes cotés
Et ce sable des temps
S'écoule en toi l'enfant
Une erreur de jeunesse
Ne tue pas la tendresse
Bévue stupide et brève
A crucifié ton rêve
Naïveté qui "foulcan"
s'écrase au firmament
Coeur humilié, piégé
Et ton âme affolée
Souffle en moi ton secret
Cette porte qui claque
Se referme et tu craques
Et tes yeux qui me crient
Pardon, je t'en supplie...
kroll