Je ressemble à une feuille de brouillon,
j'ai des ratures sur le visage.
Les remords creusent mon front
et finiront par le rider, à perpétuité.
Les questions fleurissent dans ma tête,
comme les taches de rousseur en été.
L' angoisse s'affiche sur mon sourire,
telle une publicité [men]songère.
La vie ressemble à un torchon,
au frêle soulier de Cendrillon,
Attendant que l'on fasse de lui, à son pied, chaussure,
ne servant qu'à piétiner les souillures.
J'avais de l'espoir plein les poches,
celles sous les yeux et parfois moches,
celles qui témoignaient des nuits blanches,
celles qui vendaient la frousse en tranche.
J'ai de l'espoir dans les chaussettes
et beaucoup de poudre d'escampette.
J'ai de l'espoir, par-ci par-là,
il me coûte cher, il est ingrat.