Mutilé de l’amour couvert de ses dorures
Richesse opulente de vulgaires oripeaux
Agonie étouffée dans l’éclat des parures
Un tissus pailleté pour unique drapeau
La fadeur attirant les regards extatiques
Et dans cette noirceur s’oppose un cœur exsangue
N’ayant pour remède que la joie et l’éthique
Pour seule destinée les mots de sa harangue
Que je voudrais saisir, que je voudrais figer
Ces mots dont la candeur ont un effet lustral
Nettoient l’humanité puis jusqu’à la purger
Sous mes yeux ébahis, sa sortie théâtrale
Le facétieux garçon ne me revint jamais
L’univers ne fut ni pureté ni chaos
Comme lui j’avançais peu à peu désarmée
Le réel désolé de stériles idéaux
KYUU