Ami, regarde autour de toi,
La brise couche souple l'herbe;
Se profile un souffle de choix:
Tu courbes ou romps ta superbe.
Si tu suis, silence naissant
Les fines volutes qui s'enroulent
Ton être à peine frémissant
Apaise enfin ses grandes houles
La fragilité ne réside
En absolue nécessité
Qu'au moment de choix intrépides.
Céder dès lors ou résister
Parler enfin ou bien se taire
Vivre en Eden ou en Enfer
'
RUNIQUES
esotcelt
Pour le Printemps des Poètes 2008
Mars 2008