La rive des anges.
Qui a dit ? … l’ennui c’est dégueulasse !
Et la bêtise… une envie qui passe !?
Qui a dit, « «l’enfer, c’est un fardeau tout armé de cerbères et de noirs oripeaux ? »
Moi, au brésil, sous les cocotiers, j’avais une plume de désespéré,
Dans ce trou à rat je suis bien heureux, au moins le paysage n’est point orgueilleux…
Et quand on avance, le vent dans le dos,
Quand la mer tangue, et rugissent ses eaux,
Enfouies les amers,
Détruites les lueurs,
Les fars des hautes mers sont âmes qui meurent.
Les ports de la ville sont impraticables,
Et le vieux caïque est bien incapable,
D’aborder la berge comme un matelot,
Qui amarrerait le vent aux sabots…
J’ai prié Bacus,
J’ai prié dédale,
La traine dans une poche,
Dans l’autre quedal.
J’ai prie des taloches
Et toutes les peines,
Avançant serein dans d’étranges haines.
A rêver encore, A flâner toujours,
Le réel ploie les normes vacilles,
Renverser les lois, les destins dociles,
Ma vie comme un corps, sous un feu d’amour.