O douceurs surannées
De l’enfance perdue
Délices insoupçonnés
De l’innocence nue
Grand-mère aux doigts flétris
Pétrissant le pain chaud
Parfum des cheveux gris
Vieux tissus des rideaux
Sueur de la vendange
Et raisins mûrs à point
Des mains changeant les langes
Avec amour et soin
Chants mêlés des cousines
Et jupettes amochées
Des orties, des épines
Des genoux écorchés
O je voudrais encore
Jouer à la marelle
Arroser des plans morts
Des bonheurs à la pelle
Je demande allégeance
Temps voleur de plaisir
Retrouver mon enfance
Pour rêver de grandir
KYUU