Laisse ton bras s’alourdir
Sur mon flanc ce matin
N’y a t-il rien à maudire
Que ton regard éteint ?
Laisse là les illusions
Que tu fis naître un jour
Piteuse dilection
Passion qui tourna court
Laisse l’espoir de mes mains
Te parcourir encore
Et se bernant en vain
Pour un sursaut du corps
Laisse l’enfant que je suis
Bercer son cœur de fables
Moi, l’agneau qui ne fuis
Toi, loup se met à table
Laisse les draps étirés
Sur le lit de passage
Lorsque je m’en irais
Tu tourneras ma page
Laisse l’aurore qui soupire
Et feins de l’ignorer
Je crois te fais sourire
Mon combat acharné
Laisse moi seule partir
M’éloigner dignement
Sans piètre souvenir
Mais je t’en prie avant
Laisse ton bras s’alourdir
Ce matin sur mon flanc
KYUU