
*
L’île est l’égo, le récif à soi-même
Il est des rivages où l’être s’échoue
Inondant le soi intime, le soi caché.
L’île est aussi l’autre, la terre de mère.
Il est encore une terre de « père-mer »
Aux sables mouvants d’archétype
Alors qu’en l’humain
Le mâle se questionne.
L’île est l’arbre tentaculaire
Aux branches feuillues duquel
L’âme s’attache et se lie telle un lierre
S’aliénant ainsi la voie de liberté.
On en arrive pour un temps
A mourir à soi-même alors
Qu’à l’autre on se doit de mourir
En empreinte du don de soi.
Et l’enfant dans tout ça ?
Il croît, mes amis, il croit
Que de père en mère d’amour
Son monde se morcelle.
Il y a tant d’errance
Et de maux en violence,
Se dire issu des larmes
N’est que refrain de famille vivante.
*
ésotcelt
*