OUTRAGE
Naufragés en colère,
Les pêcheurs d’étoiles
Ont l’âme à marée basse.
La tendresse en cale sèche,
Des marins aux doigts d’encre
Ont souillé la robe bleue de l’océan.
Les grands oiseaux à la dérive
Ne savent plus voler
Et meurent aux plages
De ces grands yeux cernés de noir.
Le sable mouillé se ramasse à la pelle.
L’amertume fait tâche d’huile.