Amie,
L'alexandrin ici est mutin, il se dimensionne. Ainsi rendu, il nous introduit dans une musique un peu plus intime, un peu plus secrète. Plus loin tu le secoues souvent d'une syllabe en sus qui peut désarçonner le lecteur aux aguets.
Si je devais te dire, je te dirais regards,
Si je devais te dire encore je te dirais silence
Ce silence de voix si parlant des regards.
Si je devais te dessiner tu serais patte de velours d'esprit.
Tu es d'un règne naturellement pur,
Communion des instants où l'écoute se crée,
Alors tu te dessines dans tes mots en musicalité si fine.
Dans ce poème où le tango pourrait créer le rythme, comme tu le démultiplies, le ralentissant à l'extrême, naît une meilleure contemplation des êtres, des choses, des idées qui t'entourent.
Tu demeures toujours dans un inachevé voulu de l'oeuvre d'art, pour que l'on y revienne mieux, nous, lecteurs, découvrant le secret livré avec une sorte de componction nourrie d'une sorte de gracilité.
affection de partage
esotcelt
