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SANDRINEB a publié ce texte le 10/02/2008 à 22:51:43 |
Ma douce Renée,
Saurez-vous pardonner l’audace qui m’habite aujourd’hui.
Notre gentille infirmière, Rebecca, vous a glissé ce billet doux hier soir sous votre verre à dents.
L’aveu que je vous dois me fait rougir d’avance.
L’entrebâillement de la porte de votre chambre m’émeut soir après soir sur le coup des dix-huit heures. Le souffle coupé, j’observe l’effeuillage délicat que vos mains tremblantes exécutent le long de votre corps généreux. Le bruit de votre robe thermolactyl chutant sur vos charentaises m’électrise, mon cœur s’arrête de battre un peu plus chaque jour à la vue de la gaine qui souligne si joliment vos formes.
Renée mon amour, j’ai pu percevoir dans votre regard de braise qu’amplifient vos doubles foyers, la même flamme qui s’anime, si tel est le cas, ne prenez pas vos somnifères et rejoignez moi cette nuit au salon télé pour un tendre tête à tête.
A cette heure-ci nous ne serons pas dérangés, le personnel nous pense endormis depuis bien longtemps.
Lucien qui vous aime
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