La nuit avait coulé doucement sur les reliefs du royaume de Sangara.
Kergol, s’éveillait lentement dans les brumes lourdes du matin.
Le voyageur s’était levé, et après avoir parlé longuement avec le chef du village. Il avait appris l’histoire du Sabre de Kergol
Le chef du village avait fait lever un banquet pour le jour ou le sabre avait retrouvé son écrin de vie.
La nourriture fut posée comme jamais avant et tous parlèrent et chantèrent, se remémorant les douces nuits d’étés, les légendes des collines et les histoires de monstres pourfendus.
Le voyageur resta la, mangeant raisonnablement, buvant peu. Puis alors que doucement l’après midi tirait vers le soir, le chef du village décida de tirer le forgeron et le prince. Il les amena dans les forge pour qu’ils se parlent. L’enfant du forgeron était en bonne compagnie, la femme du chef l’avait veillée toute la nuit apaisant ses cauchemars de paroles réconfortantes.
Le voyageur regarda autour de lui. D’abord il y’eu un grand silence, le feu dans la forge était éteint. Le marteau et l’enclume qui depuis longtemp n’avaient pas résonnés. Le forgeron regardait le voyageur. Et il brisa le premier ce mur de silence.
- Ainsi vous êtes celui qui m’a ramené.
- Ainsi je suis.
- Alors je vous en remercie, humblement.
- Pourquoi me remercier, j’étais la a l’endroit dit, au jour dit. Pour me remercier il eu fallu que je sache ce qui allait arriver, je ne le savais pas, alors remerciez le hasard de m’avoir mis sur votre chemin.
- Alors je vous remercie doublement…
- Comment cela ?
- Une fois pour moi, et une fois pour ma fille. Sans vous qui sait ce qui serait advenue d’elle. Maintenant ce souci ne m’incombe plus.
- J’en suis ravi.
- Je sens dans votre réponse quelque chose de plus qu’une simple remarque, une impatience de connaître, de savoir.
- Le chef du village m’a dit que vous saviez, que vous connaissiez mieux que tous l’histoire du Sabre…
- L’histoire du Sabre de Kergol, suivez moi. La forge est un lieu magnifique, j’aime a m’asseoir devant l’âtre rougissant et me dire que de ces charbons ardent sortent les plus beaux ouvrages.
- De votre main je suis certain qu’ils ne peuvent qu’être beau.
- Ne flattez pas l’homme que vous ne connaissez pas.
- Ce n’était nullement mon attention, on m’a juste vanté les mérites de votre famille.
- Ma famille a bien des mérites et des secrets, ainsi vous voulez savoir l’histoire du Sabre. Je vais vous la raconter mais s’il vous plait, laisser moi tenir une fois dans ma vie cette arme de légende, porteur d’espérance.
- Tenez.
Sur ce il tendit l’arme. Le forgeron la pris comme une offrande. Avec délicatesse et respect, il fit glisser la lame dehors son fourreau… il l’a fit danser avec lenteur devant son œil exercé. Puis doucement il commença a raconter l’histoire de cette nuit particulière. Le livre de famille qu’il fallait apprendre tout au long de sa vie pour ce jour ou la prophécie résumée en une seule phrase se réaliserais. La prophétie du Sabre de Kergol.
« Lorsque le sabre sera requis par les cris et les souffrances des peuples, l’anneau d’or d’ Utcariel revelera a son gardien tout le pouvoir de l’arme forgée de magie et d’espoir dans les temps sombre du royaume. »
- Quel est cet anneau d’or ?
- L’anneau d’or D’Utcariel, d’après le livre de mes ancètres est un anneau plus ancien encore que le royaume de Sangara.
- Mais quel est au juste son rôle.
- Ce que vous ne savez pas je vais vous l’apprendre. Quand le forgeron eut forgé la lame, que la formule du parchemin eut été inscrite, le magicien décida tout de même d’apporter une amélioration a cette arme. En fait il connaissait l’ancienne formule pour être celui qui l’avait transmise aux Elendors.
- Une amélioration ?
- Oui, vous connaissez le pouvoir qu’a le sabre de rendre la vie a ceux qui l’on perdu. Cependant ce n’est la qu’un des aspects de ses pouvoirs. D’après les écrits le porteur du sabre, qui aurait sur lui l’anneau d’Utcariel pourrait a lui seul défaire un régiment tout entier. Il semblerait que l’anneau est sur lui une suite de symbole. Attendez je dois avoir une représentation a vous montrer.
Le forgeron souleva l’enclume d’un seul geste et la retourna, et d’une fente au milieu sorti le livre de famille. Il se rassis puis commença a feuilleter le livre.
- Regardez mon amis, voici l’anneau !
Tous deux le regardèrent avec attention. Le Prince demanda ou il pouvait trouver l’anneau.
- D’après le livre de mon ancêtre, le porteur du sabre doit se rendre dans les montagnes au sud est de Sangara pour y retrouver la demeure du magicien. Puis humblement prosterné devant l’entrée il devra prononcer la formule du sabre et réclamer son héritage.
- Qu’en pensez vous ?
- Je pense que ce livre maintenant vous reviens, vous êtes le porteur de l’espoir dans le royaume de Sangara, comme l’a été votre ancêtre, nous ne faisons que revivre une histoire déjà écrite pour nous dans les méandres du passé.
- Je vais donc continuer mon chemin, maintenant j’en sais plus.
- Vous en savez plus mais je sais que chercher un lieu sans vraiment savoir ou l’on va n’est pas chose aisée. Suivez moi.
Les deux sortirent rapidement en se dirigeant vers la demeure du forgeron. Une petite maison de pierre attenante a la forge. Une maison spartiate mais pleine du charmes des demeures pleines d’histoire. Le forgeron se dirigea vers une petite commode en bois foncée. Du premier tiroir il sorti un morceau de parchemin, une vieille carte presque aussi vieille que le bois lui-même. La demeure du magicien y était inscrite. Comme une carte déstinée au voyageur… Une nouvelle route s’inscrivait maintenant sous les pas du Prince au sabre d’or… qui avait maintenant également changé de titre…