Je publie ce texte dans son intégralité n'ayant pas osé le publié totalement précédemment, à bon entendeur... ceci est un voyage sans escale, consommez ami(e) poète sans modération, je publie pour le partage et non pour le prestige
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Je tousse mes amertumes crûment
Comme le va et vient de la vague et l’écume fumant
Je vois trop vague dans mon estime, mais j’assume
Ce vague à l’âme, lourd à porter comme une enclume
Assombris par les digues de mes effluents
Mon encre, insufflée par le souffle des vents tournants
Je déteste cette atmosphère alambiquée et puante
Quand les flots s’écrasent sur moi en hurlant
Je poursuis ma traversée entre les écumeurs, sans balise ni radar
Cette armada se ruant à mes pas, ne me laissant que nada
Las de mes tracas, de mes soucis, avec pertes et fracas
Je fracasse les pillards, tous soumis à mes fatras
Quand les canons de mon cœur, se mettent à siffler
Et que mon haleine pleine de rhum me force à pisser
Je griffonne comme un forcené en manque d’insulte
Et le fait d’être vulgaire ne fais pas de moi un inculte
Accroché à la barre, toujours bourré à la bière
Je larguerais les amarres, le jour ou je serais trop fier
Naviguant de port en port, et les larmes de toute part
Là ou le doute ne partiras jamais, de mon phare
Le teint blafard, rongé par la noirceur de mes cafards
J’ai ce fardeau, cette tare, que je porte grâce à mon art
Marin d’eau salé, échoués dans les marées salant
Je n’attends pas la bouée de sauvetage, les bras ballant
J’ai dérivé sur des tonneaux, sous le tonnerre et la pluie
Les phalanges agrippées sur le ponton, au gouffre de la nuit
Je reste le capitaine de ce rafiot sans boussole et sans rame
D’est en ouest et du nord au sud, des sanglots de mon âme
Les sapes imbibées par la sèche, et la liqueur
Et la gueule de bois à ce réveil qui m’écœure
Cette poésie baigne dans une mer de frénésie
Mes bouts d’peau ici et là, coincés entre deux récifs
Mon navire balloté par les rouleaux, sous un ciel d’orage
Je maintiens ce gouvernail pour m’éviter le naufrage
Je n’ai aucun butin, mais Isis reconnaît mes efforts
Et dans le coffre fort de mes mots, se trouve mon île au trésor
Les déboires abandonnés sur la plage, sans corail ni passants
Je change le charbon de mes brûlures en or et en diamant
J’ai hissé la voile de mon enfer, en un seul battement de cil
Jetée par-dessus bord, ma lanterne servira d’escorte à mon exil
Abîmé par les femmes, mes doigts délaçant leurs bustiers
Elles m’ont floué dans les abîmes en bon flibustier
Séduis par le chant des sirènes, émanant l’infidélité de leurs vœux
J’demande une escale, pour défaire mes cordes et mes nœuds
En titubant sur la berge, je resterais ce corsaire bienséant
Et je repartirais à la nage après ma cuite, direction l’océan
Au bout du monde, je chercherais encore le cap, avec mon compas
Je prendrais le large aux vents mauvais, pour continuer ce combat.............