Dessus le reflet de la fontaine,
Frappant l’eau de toute sa haine,
Il sent le soleil à l’azimut ardent,
Le couper dans son élan menaçant.
Il pleure tous ses moments de joie,
Telle la lune pleure le soleil quelquefois,
Ces soirs d’été souvent réchauffés,
De sa tête sur son épaule glané.
Son cœur douillet reste béant,
Devant sa première leçon au vent,
Comme le temps tue les jours,
D’une simple cloche passant leurs tours.
Les yeux rouges, il se rappelle son regard,
Quand elle lui lisait cette histoire si tard,
Devant le petit lac étoilé de nénuphar,
Dans la nuit, au rythme des lézards.
Recroquevillé de tous son corps,
Il gémit de nouveau et encore,
Sous mon regard impuissant,
Celui d’un homme innocent.
Il a cinq ans et demi ;
Sa sœur est partie,
Sous ses yeux d’enfant,
Tellement émouvant.
Une jeune fille approche, long cheveux au vent,
D’une main elle l’accroche, pour ce cours moment,
Tel un petit hameçon, attirant le poisson mérité,
Et murmure un seul son, « je t’aimerai pour l’éternité ».
Sous ce cadre d’émotion si émouvant,
Je retourne ma dévotion vers les passants,
Gardant le souvenir de cette passion d’amour,
En espérant des sourires pour son prochain retour.
Osiris