J'aurais voulu, partie I
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Voulant demander la main à cette vierge en papier,
J'ai posé l'encre de mon glaive que je ne sais contrôler.
Des mots en rêve prétendant être vers de poème
Ou notes bohèmes au bout d'une corde en papier.
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Je ne sais quoi dire, quoi faire ou quoi écrire,
Juste un sourire et chanter que je voudrais m'évader,
De la prison faite de mots mal versifiés,
Du poison filant dans mes vaines mélopées.
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En attendant, en attendant...
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La faucheuse approche à pas feutrés
Elle conspire la fin de l'encre sur mes bouts de papiers,
Je me réveillerais bien, mais ma prose s'endort,
Cette mort gangrène les ailes de ma plume.
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Elle est pourtant celle pouvant brûler le soleil,
Mais elle peux mourir d'ennui au fond d'une caverne.
Cette plume écrivant des mots qui ne valent plus rien dire!
Cette plume se refroidissant à l'ombre des ténèbres!
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Alors je vais balancer que je vais tout envoyer chier;
Partir en voyage sans prévoir la force de revenir
Tourner le regard vers les yeux tristes de la lune,
Dont je suis prisonnier pars mes vers ne voulant plus rien dire.
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Je ne suis pas un héros, mais un joueur de mots;
Un immature se levant tard, un esprit non bagnard;
Plus de modestie, moins de bon art;
Je ne suis qu'un conard avec une guitare!
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Nicolas Hamoneau