Les flammes naissent puis dansent lentement,
Sous mes yeux d’enfant d’un coup émerveillés,
Elles se bisent, se caressent si simplement,
Pour réchauffer d’une chaleur mon corps glacé.
Une tasse glisse dans mes mains si fraîches,
Je la remercie d’un simple sourire,
Puis joue avec le feu évitant les brèches,
Occupant mon jeune corps froid sans frémir.
Tel un sentiment je perds la sensation,
Du liquide fumant dans mon corps glacé.
Le temps d’un moment exerçant la passion,
D’un baiser fumant sur mes lèvres bleutées.
Je suis assis et du bout de cette table,
Caresse les flammes d’un regard lointain,
Puis parle à mon âme et fait danser la fable,
De tous les mots qui astiquent mon fusain.
La vieille table souffre de tous ce temps,
Où j’ai écris sur sa peau bien délabrée,
J’arrête alors et regarde lentement,
Les quelques flammes sur les cendres séchées.
La fatigue pèse sur mes paupières,
Mais j’attends la fin de la flamme d’abord,
Et ce vent frais glisse le long de ma chair,
Puis la flamme a vu la mort sous mon œil d’or.
Osiris