Accélérateur de particules
Une fenêtre sur un précipice,
L’architecte et la demeure se tiennent courbés par tant de pesanteur.
Mirage en décomposition :
Des bétonnières vomissent en liquide fluorescent des œuvres désintégrées ;
Des sondes chimériques traversent le mur de Planck et son échelle,
Big-bang… Explosion de matière, genèse évanescente.
Créateur d’univers obscurs depuis sa naissance erre dans sa dimension,
Tissant sa toile d’ultime éminence grisâtre autour de mondes instables,
Indéfinissables mélanges d’êtres vivants témoins de plus de bien que de mal
Se prennent dans le ciment, se détestent s’aiment ou se terrent dans le silence.
Ces textes s’étendent dans le cercueil ou se réalisent comme Sylla tranchant le ciel
Déséquilibre l’axe du Diztile supportant les astres.
Il s’incarne, danse dans le typhon, puis revient à l’océan se détendre.
Maître d’un mystère pesant, aux absences fréquentes s’enfonce dans le mutisme
Que nous réserve t-il ???
Manigances, indignes mensonges hors de nos êtres propres,
Connaissance innée ou paire de menottes dans une cage de verre posée dans l’enfer d’Iblis…
Les vents viennent secouer les cendres, pour raviver la braise d’un cercle où l’immortel s’immole,
Crève, provoque l’effondrement gravitationnel.
Dévaste la lumière déformée, les planètes s’écroulent sur elles mêmes, se dissolvent,
Sous le masque l’œil funeste…
Coliséums, buildings redeviennent poussière,
L’hémisphère boréal se tache d’un sombre nuage de néant,
Le ciel dévoile une dernière étoile filante…
Archaïsme littéraire, somnambulisme,
Rêves inscrits dans la chair,
Intentions malsaines et ternes syllabes après syllabes,
Récite mais des voix me soufflent un texte erroné,
Doutes et convictions,
Ces pages tachées par le sang les armes,
Invoque l’être suprême,
Suicides collectifs, bombes humaines,
Explosions d’usines, larsen,
Structure de ces lignes malsaines…
Frankenstein ou comment créer le désordre ?...
Maxime Teliam (janvier 2006)