Dans ce pays du droits de tuer,
Les adeptes de l’obscurantisme,
On peur de ces êtres boudinés,
De ces corps gras et difformes.
Dans ce pays il vaut mieux boire,
On aime bien les picoleurs de fond,
Beaucoup de vin et puis de bière,
Dans mon pays on n’est pas con
Dans mon pays on aime la drogue,
Dans les lycées personne ne s’étonne,
Juste un peu, un peu démagogue,
Dans mon pays on aime la came.
Finalement dans mon pays,
On aime les noirs et les beurs,
On aime les jeunes et puis les vieux,
Dans mon pays c’est le bonheur,
Dans mon pays les homophobes,
On les condamne et c'est très bien,
On aime les hommes et les femmes,
Dans mon pays l’amour on l’aime.
Dans le pays de Victor Hugo
On dresse des monuments de culture,
Ou se côtoient Molière et Pissarro,
Ici, c’est pas seulement l’écriture.
Dans mon pays, rien qu’une chose,
Qui avance dans ma prose,
Dans mon pays ce sont les gros,
Que l’on n’aime pas, ils sont pas beaux.
On préfère les belles anorexiques,
Aux femmes qui n’ont pas l’élégance,
De porter leurs os en images toxiques,
En France évidement on protége l’enfance.
Oh Dieu maudit de l’enfant boudin,
Préférons les magazines pimpants
Des frêles femelles, doux pantins,
Qu’on anime de ces ficelles d’argent.
C'est un vrai problème de gros,
Dans mon pays il y'a des hommes,
Taons de la société socialo mégalo,
Démago mégalo c’est tout comme,
Le social mon dieu vit par bien des idiots,
Qui se font quelques nœuds au milieu du cerveau,
Mais j’apprécie le geste que derrière un gros,
On se cache souvent pour cacher son mégot,
Et le leur est si gros et puant,
Qu’il en faudrait des gros,
Pour combler leurs relent,
Un gros finalement c’est charmant.
Un petit mot a dire a ces peaux de gale,
Un gros c’est moins violant qu’un cigare,
Quand au coin d’une rue la volute s’égare,
Arrachant a l’enfant une toux qui dégueule.
En France être gros c’est un crime d’état,
Etre con cependant, c’est bien moins que cela,
Alors laissons les faire, sur cette mince affaire,
Les gros payent trop chers d’être sur la terre.
Quand un Jean Marie en cache un autre,
Quand ces hommes teneurs de sermons,
Se font avide des leçons de l’histoire,
Ils Se font aux jours reflet de nos démons.
LSDL LeSabreDeLange