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J’aime ces rames d'âme en regard se croisant,
Mille yeux rêvant un doux avenir se tramant.
Sentir ces gens évitant la croisée des sorts,
Intimité bannie au plus profond des corps.
Cent rivages, visages au regard échouant,
Vagues, lame brisante des élans inopportuns
De mes yeux vivants, misérables mendiants
D'une humble humanité, naïf clandestin.
La tête dans le vert frais d’un pré, vain présage
Je cherche dormeur dans un froid bleu du ciel
Des formes amusantes aux effrayants nuages,
Rêvent aussi ces cent visages à l'or des miels.
Ces âmes sans vie s’envient trésors et sésames
Errent hypnotisées dans leurs quête matérielle
Préférant à l'amour des hommes, hydromel
Un plasma égocentré, écran de leur drame.
AlteregO