Vendredi, premier décembre 2006.
Ils étaient là.
Qui sont-ils? Peu vous importe. Demandez moi plutôt où ils se trouvent. Et je vous répondrai qu'ils sont dans mon subconscient, comme tout ce qui va suivre.
Bel et bien là.
Comment sont-ils arriver jusque là penserez vous alors. La question se pose, et s'oppose à mon refus d'obtempérer. Mais il faut bien commencer.
Ils étaient là car, simplement, ils en avaient fait le choix.
Tous les deux là.
Intrigue amoureuse? Non. Policière? Pas plus. Ceci n'est qu'un vaste chantier.
Il écrasa sa cigarette dans le cendrier, et lui murmura quelques mots à l'oreille.
Quels mots?, mais qu'en sais-je? Il y a probablement un lien entre ce murmure et ce qui venait de se passer. Mais quand bien même j'aurais entendu, pensez vous réellement que je vous aurez dévoilé ces paroles, alors qu'il les lui a chuchoté afin qu'elle soit seule à les percevoir.
La folie le gagnait. Il venait de s'apercevoir que ses mains étaient tachetées de sang seché, et d'encre, sans pourtant réaliser la portée de son acte.
Le temps sera son seul conseiller. En attendant, il a certainement autre chose à faire, de bien plus important. Si j'eus été dans ses pensées à cet instant, je lui aurais expliquer.
Il saisit alors son bras, brusquement, et la traîna jusqu'à sa vieille voiture.
Que se passe t'il? Et bien, pour être honnête, je pense qu'il a enfin compris.
Arrivé au pieds de sa carcasse de métal, il en ouvrit le coffre. Alors il se pencha pour soulever ma bien aimée, ce qu'il fit, avant de la déposer délicatement dans le coffre.
Tel est pris qui croyait prendre! Il l'a tué, il l'a tué et il le comprend à la vue de son corps gisant, morne et rougeâtre. Ses mains pleines du sang de ma reine en sont la preuve.
Il fit un peu de ménage, avant de se laisser succomber aux joies d'un sommeil profond.
Samedi, deux décembre 2006.
Ce matin, je m'étais réveillé à huit heures et avais constaté avec stupeur que du sang avait secher sur mes doigts et mes draps.