Mort pour la France
Prenez un mot, et répétez le à voix haute, au bout d'un moment vous vous demanderez "mais que veut dire ce mot?" Bien, j'ai eu le même sentiment quand j'ai visité l'ossuaire de Douamont peuplé de milliers de fantômes morts dans les tranchées de 14-18. Toutes les tombes portaient la mention ayant rendue célèbre tous les mémorial de guerre de nos villes et villages. Pendant un an j'ai réfléchis, et j'ai écrit ce texte en guise de réponse...ou plutôt une nouvelle question; ne vaudrait-il pas mieux vivre pour son pays? Bonne lecture.
Triste mélopée sifflant au chemin des Dames,
Elle effleure les larmes de milliers de roses.
Laissant au grès du vent s'enfuire la lumière,
Apothéose devenue poussière à la lueur d'une idée...
Elle appartient aux voleurs de soupirs enlevés
Au chevet d'un soir d'été, pour s'éteindre en hiver.
Au lieu d'étreindre la vie, à dix-huit ans à peine,
Se reposent à Douamont, avec comme sentance
Mort pour la France
Raconte-moi, raconte-moi, quand le ciel s'emballe,
En brisant toutes les lumières, rappel-toi, rappel-toi!
Ces filles aux yeux opales pâlissant sous l'effet des balles
Creveront en hurlant à tue-tête dans l'océan rouge de ton sang.
Elue femme de la Patrie gisant sur nos places face aux troquets,
Telle une vérité universelle,sur leurs tombes se dessinent,
Comme une douce rangaine se répétant à mainte reprise
Des mots que je n'aurais pas voulu devoir chanter...
Mort pour la France
Mort pour la France, mais dernier souffle à vingt ans;
Mort pour des hommes n'ayant pas gouté la sueur de la baïonette
Mort pour une idée, qui n'est pas la mienne,
Mort pour la France,
Mais mort quand même.
Nicolas Hamoneau