Marie la sainte cette nuit s’est éteinte.
La dernière flamme dans sa veine a glacé
Sa vie, son cœur et mon hiver.
Sombre, héroïne aux yeux qui brillent,
Coule dans le flot des songes et oublie
Le va et vient des inconnus sans vie,
Dans les amours dilatées de tes pupilles,
Assoiffés d’envie et de rêves charnels
Sur les restes tièdes de ton corps de misères.
Notre monde n’a pas voulu de toi grande dame,
Il faut aussi bien naître quand on a une grande âme
La vie fuyait ta nature, pour ainsi te jeter en pâture,
Sous les coups assassins au sein de ta cassure.
Dans ton œil mort je vois tes rêves encore.
Alors vole belle âme sans blâme au corps.
Que le viol à peine voilé d’une vie ainsi dévoilée,
Et les peines lovées en ta chair blessée,
Volent en mille vils éclats et laissent briller le jour,
Sous le soleil de ton premier sourire à l’amour.
AlteregO