Frôlement des échines, caresses longues câlines,
Etreinte des corps nus dans une onde saline,
Transes où s’agitent les crinières blondes
Fouettant vivement les dermes inondés.
Une dernière saccade écroule les Atlantes.
S’achèvent parades et poses troublantes.
Les acteurs du soir sont désormais jetés
Dans les abysses noirs du sommeil agité.
Plus encore que les êtres, les desseins sont à nu,
S’entremêlant sans cesse dans un chaos mental.
Dans ce délire subtil la conscience est déchue,
Perdue dans la moiteur du dur assaut final.
Dans l’insouciance blanche des rayons gelés,
L’amour cendrillon en hayons révélé .
Doucement se dissipe le doux parfum musqué,
S’envole avec lui l’ivresse des abusés.
AlteregO