Vous êtes bien aimable, Monsieur le ménestrel !
Joueur de rimes riches, jongleur de jolis mots
Qui trouvent aux cœurs des belles un émouvant écho
Les capturant bientôt comme mouches en caramel
Vous êtes trop charmant, mon bel ami volage
Saluant à la ronde en termes délicats
Quelquefois aussi doux que le raisin muscat
Et quelquefois piaffant comme poulain sauvage
Vous êtes séduisant, mon ami libertin
Troussant le madrigal comme on trousse un jupon
Jouant avec adresse d’une voix de baryton
Qui souligne à ravir vos beaux alexandrins
Ah ! Si je vous aimais, Monsieur le troubadour
Ces roses en vos jardins me seraient assassines...
Quoi ? Vous ne souriez pas ? Allons, je vous taquine !
Pour vous forcer un peu à me faire la cour....