Je ferme les yeux, ta foudre me transperce,
Ma peau frissonne du feu qui la traverse.
Je glisse sous un orage, sombre sans peur,
Sous les tonnerres noirs de ton âpre douceur.
Emmène-moi en ta chair mystérieuse,
Par les chants envoûtants de ton cou abandonné,
En les transes délirantes, merveilleuses,
Où je sens à nouveau nos deux corps fusionner.
Cruelle, sur mon corps ta main sème,
La terreur récoltée une fois refroidis.
La douleur, tes absences, abcès à ma vie,
N’a d’égal que la fureur et le trouble,
La vive chaleur, quand sous ma main tu vis.
Assassine, sonne dans ton souffle mon glas,
Achève d’un coup de rein ton amant ruisselant
Je pars dans la chaleur du linceul de ton drap,
Rêvant apaisé en cet éternel présent.
AlteregO