Il prenait le temps
Il prenait le temps, de voir c'qu' était pas joli,
Pierre qui broie du noir, ou Paul qui pousse un cri.
Il prenait le temps, pour te tendre la main,
Donnait des ronds à Jacques, qui crevait la faim.
Il prenait le temps de t'asseoir,
Dire qu'y'a qu'un mot qui compte, « Espoir ».
Juste un bisou de musique, pour lui qui a bercé mon cœur pour demain.
Un merci mélancolique à lui qu'a fait de ma vie un parfum...
Il prenait le temps, il aimait ça d'ailleurs,
Sur le corps d'une femme, pendant des heures !
Il prenait le temps, d'faire des gueul'tons chez lui
Le dessus de la table, chanté aussi.
Il prenait le temps de vivre,
De t'parler d'sa vie comme un livre.
Juste un bisou de musique, pour lui qui a bercé mon cœur pour demain.
Un merci mélancolique à lui qu'a fait de ma vie un parfum...
Il prenait le temps, d'avoir encore vingt ans
Bourré, plein et puis noir, chialé comme un enfant.
Il prenait le temps, de croire en toi bordel !!!
Te disait r'garde devant, mais ne r’garde pas le ciel.
Il prenait le temps, mais le temps nous l'a prit.
Orphelin d'un papa, Joseph, « je suis ».
Alors... juste un bisou de musique, pour lui qui a bercé mon cœur pour demain.
Un merci mélancolique à lui qu'a fait de ma vie un parfum...
Yanout (à Joseph Saez)