Les ombres désaltérées
Des squelettes antiques
S'abreuvent à la source,
Silhouettes droites et mystiques,
Dans l'obscurité profonde
Leur regard fixe,
Impérial et certain
Ils scrutent la profondeur
Des abymes incertains.
Humbles et puissants
S'évanouissent
Dans une chevauchée
Silencieuse et pourtant
Qui n'entend les galops
De ces preux, de ces pieux
Toujours le jour fuyant
Armée victorieuse
Sans une tâche de sang
La nuit j'écoute leur souffle,
Leurs mots évanescents
Et avale la brume
Leurs corps incandescents